Le métier de psychopédagogue

Actuellement on constate un retour progressif du terme de psychopédagogue (Cf bref historique de la psychopédagogie en bas de page) mais il est difficile de reconnaître les véritables enseignants spécialisés, expérimentés et diplômés en Sciences de L’Education.  (bac + 5 années d’études au moins), alors n’hésitez pas à demander « patte blanche » lors des premiers entretiens.

Une psychopédagogue pratique une pédagogie qui tient compte des processus psychologiques de l’individu afin d’améliorer les apprentissages et favoriser une orientation et une formation adaptées.  Ce métier est de plus en plus souvent associé à l’activité de coaching scolaire, coaching d’orientation et coaching professionnel, termes plus « à la mode » ou même de « psychopédagogie positive ». Mais attention, ces formations sont insuffisantes et non légitimes :  trois semaines à peine sont nécessaires pour qu’une personne non diplômée soit certifiée en psychopédagogie positive, ou 47 jours pour former un « coach de vie » alors pour y voir plus clair :

Les psychologues sont diplômés d’un Master 2 en psychologie (bac + 5 années d’études) et choisissent une spécialité. Cependant, un psychologue n’est pas non plus, un praticien expérimenté de la pédagogie.

Les véritables psychopédagogues sont des enseignants titulaires spécialisés ou des professeurs des écoles et possèdent un Master 2 de Sciences de l’Education ou de psychologie et :

  • possèdent une expérience conséquente de pédagogue auprès d’élèves (instituteurs et professeurs titulaires…)
  • connaissent les principales difficultés d’apprentissage et handicaps (troubles DYS, troubles du spectre autistique…) et savent y répondre par une pratique adaptée.
  • ont des bases solides en psychologie du développement et en psychologie cognitive.
  • mettent à jour leurs connaissances régulièrement et ont une attitude réflexive par rapport à leur pratique
  • Eventuellement se sont spécialisés dans une pratique à travers un sujet de recherche
  • Possedent une éthique professionnelle et affichent un code déontologique*.
BREF HISTORIQUE DE LA PSYCHOPÉDAGOGIE

Le terme de psychopédagogie ou psychologie éducative est apparue avec Edouard Claparède (1873-1940), psychologue et éducateur. Il la définit comme « une pédagogie qui prend en considération les facteurs psychologiques dans l’acte éducatif ».

G. Mialaret, psychologue expérimental (1976) la définit comme « une pédagogie qui tient compte des processus psychologiques de l’individu et qui trouve son fondement scientifique dans la psychologie de l’éducation. »

En 2005, Francine Best constate un abandon progressif du terme composite de « psychopédagogie » qui céde la place aux Sciences de l’Education lesquelles bénéficient d’un statut de discipline universitaire.
Les chercheurs de Sciences de l’Education prennent pour objet les pratiques enseignantes qui relèvent d’une pluralité d’approches disciplinaires : psychologique, sociologique, pédagogique, didactique et épistémologique.

(d’après Marguerite Altet)

Code déontologique (extrait)

Quelle est utilité du code déontologique dans le métier d’accompagnateur en psychopédagogie des apprentissages de l’orientation et de la formation ?

  1. Ecrire les valeurs éthiques partagées afin de s’y référer et d’orienter sa posture ou pratique professionnelles.
  2. Décider de la pertinence de convoquer telle ou telle valeur en fonction des circonstances singulières, en particulier lorsque l’accompagné est mineur.
  3. « L’accompagnement est toujours une relation inscrite dans le temps entre une personne unique et singulière et un professionnel qui est contraint d’adjoindre à ses compétences techniques des compétences relationnelles et humaines ».Maela PAUL

Quelques exemples de valeurs (extrait du code déontologique)

Probité

  • Devoir d’honnêteté et de transparence
  • La praticienne s’engage à ne divulguer aucune information confidentielle.

Respect de la liberté d’expression :
L’accompagnatrice établit une relation de confiance propice aux échanges.

Impartialité :
La praticienne garantit un accompagnement équitable et neutre.

Bienveillance :
L’accompagnante est à l’écoute et s’interdit tout jugement.